Une nouvelle modélisation du tronc cérébral révèle comment le cerveau contrôle la respiration

Une nouvelle modélisation du tronc cérébral révèle comment le cerveau contrôle la respiration

Résumé: Les chercheurs ont découvert comment le cerveau contrôle notre respiration en réponse à la modification des niveaux d’oxygène et de dioxyde de carbone dans le sang.Source: eLife.

Des scientifiques de Karolinska Institutet, en Suède, ont découvert comment le cerveau contrôle notre respiration en réponse à la modification des niveaux d’oxygène et de dioxyde de carbone dans le sang.

Le contrôle de la respiration est essentiel à la vie. Sans une réponse adéquate à l’augmentation des niveaux de dioxyde de carbone, les gens peuvent souffrir de troubles respiratoires, de maladie et de panique. Dans le pire des cas, cela peut entraîner une mort prématurée, comme dans le cas du syndrome de mort subite du nourrisson.

Il y a eu un débat sur la façon dont le cerveau contrôle la respiration. Maintenant, une nouvelle étude chez la souris, qui sera publiée dans la revue eLife, montre que lorsqu’il est exposé à une diminution de l’oxygène ou à une augmentation des niveaux de dioxyde de carbone, le cerveau libère une petite molécule appelée Prostaglandine E2 (PGE2) pour aider à se protéger et à réguler la respiration.

Pour découvrir ce mécanisme, les chercheurs ont cultivé une section du tronc cérébral d’une souris (le tronc central du cerveau). La section contenait un arrangement de cellules nerveuses et de soutien qui lui ont permis de «respirer» pendant trois semaines. Pendant ce temps, l’équipe a surveillé les cellules et leur comportement en réponse aux changements de l’environnement.

 

 

«Nous avons vu que l’exposition à différentes substances faisait que le tronc cérébral respirait plus vite ou plus lentement. Peut-être le plus intéressant était sa réponse au dioxyde de carbone, qui a déclenché une libération de PGE2. Ici, PGE2 a agi comme une molécule de signalisation qui a augmenté l’activité respiratoire dans la région du tronc cérébral sensible au dioxyde de carbone, conduisant à des respirations plus lentes et plus profondes, ou « soupirs» », explique David Forsberg, doctorant et premier auteur de l’étude.

Ces nouvelles perspectives ont des implications importantes pour les bébés, qui connaissent des niveaux d’oxygène considérablement réduits pendant la naissance. À ce stade, la PGE2 protège le cerveau et prépare le tronc cérébral à générer des apports respiratoires profonds semblables à des soupirs, entraînant les premières respirations d’air après la naissance.

L’étude révèle également une nouvelle voie reliant les systèmes inflammatoire et respiratoire . La PGE2 est également libérée pendant l’inflammation et la fièvre, ce qui peut perturber les schémas respiratoires et interférer avec les réponses normales au dioxyde de carbone. Cela peut à son tour provoquer des arrêts respiratoires perturbés et même dangereux.

«Nos résultats expliquent en quelque sorte comment et pourquoi nos réponses respiratoires aux niveaux déséquilibrés d’oxygène et de dioxyde de carbone sont altérées pendant les épisodes infectieux. Cela aide également à mieux comprendre pourquoi l’infection peut inhiber la respiration si sévèrement chez les nouveau-nés », explique Eric Herlenius, professeur au Département de la santé des femmes et des enfants de Karolinska Institutet, et auteur principal de l’article.

«Nous voulons maintenant découvrir comment les respirations se forment et se développent pendant les épisodes d’inflammation. Cela pourrait être utile pour rechercher de nouvelles façons potentielles de sauver la vie des bébés lorsqu’ils sont incapables de reprendre leur souffle. »

 

Source: eLife. “New Brainstem Model Reveals How the Brain Controls Breathing.” NeuroscienceNews. NeuroscienceNews, 5 July 2016.
<http://neurosciencenews.com/brainstem-model-breathing-4620/>.

Heureux comme un arbre

Heureux comme un arbre

Nous sommes faits de la même substance que les arbres.

Les jungles, les forêts et les arbres sont souvent appelés « poumons de la Terre ». En effet, il existe d’étranges similitudes entre la forme d’un arbre et celle d’un torse humain. Ce n’est pas par hasard si chaque langue dans le monde a tendance à désigner les arbres, métaphoriquement, comme le principal organe respiratoire de la Terre.

D’ailleurs, chaque fois qu’un gouvernement doit nettoyer sa conscience publique après une mauvaise stratégie environnementale, il commence presque toujours par planter des arbres. Car l’arbre en fournissant l’oxygène dont nous avons besoin est un symbole de vie, et illustre parfaitement le lien étroit entre la vie et la respiration.

La Terre ne respire pas uniquement avec les poumons.

Grâce à la photosynthèse, et aussi grâce à la connexion qu’ils établissent entre la terre et le ciel par l’intermédiaire des racines et des feuilles, les arbres sont destinés à l’exercice de la respiration. Et ce plus que toute autre entité organique sur Terre.

Pourtant, il n’y a pas un seul être sur cette planète qui ne respire pas: rien ne peut vivre sans la respiration.

Et pour bien comprendre cela, il faut observer la nature. Et pas seulement celle qui nous entoure mais aussi le système « nature » qui est dans notre corps. 

On peut alors percevoir rapidement que la respiration implique, en plus de nos poumons, deux autres zones anatomiques majeures: l’abdomen et le cerveau. Et en explorant le corps plus profondément,  nous pouvons comprendre que chaque élément constitutif de notre corps participe à cet acte d’expansion et de contraction qu’est la respiration. Chaque acteur fonctionne « en réseau », en « synergie » avec les autres, et c’est cette synergie globale qui permet à la respiration d’être profonde, complète et efficace.

Être en harmonie

Respirer permet d’oxygéner le sang , de régénérer les organes, et de nous fournir de l’énergie. Cela permet aussi de gérer nos émotions, nos pensées, et d’éliminer le stress.

Respirer nous ramène aussi à cette capacité de présence –  à nous-même et à notre environnement – que nous avons tendance à oublier dans la frénésie du monde moderne

Respirer nous permet d’être en harmonie avec la vie.

Tout comme les arbres.

 

Inspiré et traduit de Marco Levi, source https://www.wimhofmethod.com/blog/happy-as-a-tree

Concentrer sa puissance

Concentrer sa puissance

« Une raison pour laquelle si peu d’entre nous réalisent ce qu’ils veulent vraiment est que nous dirigeons rarement toute notre concentration et toute notre puissance vers l’atteinte d’un résultat. La plupart des gens avancent dans la vie sans jamais décider de maîtriser quoi que ce soit en particulier. »Tony Robbins

Vous le savez, être en immersion totale dans une nouvelle activité est le meilleur moyen de la découvrir, de bien la comprendre, de s’en imprégner et de progresser rapidement.
C’est la manière la plus efficace d’amorcer un changement tout en se donnant l’impulsion de le poursuivre chez soi. Toute démarche d’apprentissage sur soi est un processus qui doit s’inscrire dans la durée et se prolonger en autonomie.

Les sportifs prennent part à des camps d’entraînement, les commerciaux à des séminaires, les politiques à des sommets, et les plus spirituels d’entre-nous font des retraites. Les exemples sont multiples qui montrent l’importance de créer un espace, de temps et de lieu, qui permet l’engagement total dans une pratique que l’on souhaite comprendre, apprendre et, un jour, maîtriser.

Alors quand il s’agit d’accéder à soi, de mieux se connaître, d’avoir accès à ses pleines ressources pour connecter notre meilleure version, notre Nature profonde, celle qui peu à peu se débarrasse de ses couches successives de peurs et croyances limitantes, quoi de mieux que de prendre le temps de l’immersion?

Un stage de deux ou trois jours pour soi

Alors venez plonger pleinement, le temps de ce week-end, dans le programme, imaginé pour vous, qui a pour objectif la connexion et la connaissance de soi.

La gestion du froid et le travail de respiration sont les sujets principaux. Chaque matin, nous pratiquerons l’exposition au froid sous différentes formes : méditation assise, randonnée, bain froid.
Le travail spécifique de respiration commencera dès le réveil pour se poursuivre, en fil rouge, tout au long de la journée. Nous expérimenterons plusieurs techniques de respiration et détaillerons leurs bénéfices.
Nous pratiquerons le mouvement par un travail de mobilité, de déplacements animaliers et de yoga.

Enfin, nous aurons des temps d’échange autour de votre présence au stage et comment en tirer le meilleur des profits, de la théorie qui accompagne la méthode Wim Hof, la respiration et l’impact des mouvements sur notre santé et nos pensées.

La planning type de la journée (à titre indicatif):

  • 8h : respiration et méditation assise
  • 9h30 : petit déjeuner
  • 10h30 : randonnée
  • 12h : bain froid
  • 13h : déjeuner
  • 15h : mouvement
  • 17h : respiration et bain froid
  • 19h : dîner
  • 21h : discussion
  • 22h : repos

Un programme dense pour explorer vos capacités mentales et physiques et acquérir des clés pour les développer.

Le travail sur soi est un engagement, une discipline.
Ce que vous retirerez de ce stage sera à la mesure de votre détermination et de votre implication qui seront également stimulées sur place.

Si au moins l’une des motivations qui suivent vous parlent, alors ce stage est fait pour vous.

  • vous êtes curieux d’en apprendre plus sur vous
  • vous voulez renforcer et assouplir votre corps
  • vous désirez booster votre physiologie, et notamment votre immunité et votre système vasculaire
  • vous aimeriez disposer de plus d’énergie au quotidien
  • vous cherchez à dépasser certaines peurs
  • vous souhaitez apprendre à mieux gérer votre stress chronique
  • vous voulez éliminer certaines croyances limitantes
  • vous êtes en plein questionnement de vie, en pleine recherche de sens
  • vous manquez d’allant, d’énergie, de joie

Ce stage s’adresse à tous (mais est limité à 10 participants).
Sportifs ou pas, de tous âges, souples ou non.
Les ateliers de randonnée, de yoga et de mobilité sont adaptés aux forces en présence, c’est tout l’avantage des petits groupes.

Où se déroule le stage?

Notre immersion est prévue en Italie. L’hôtel où nous séjournerons en pension complète se nomme Notre Maison.Un hôtel familial qui se situe dans un village ensoleillé, à 1800 mètres d’altitude. L’extérieur est en pierre et bois, les matériaux de construction de la tradition alpine.22 chambres au total, de grands espaces collectifs et une lumineuse salle restaurant.

L’hôtel fait face à une magnifique chaîne de montagnes, offrant un panorama époustouflant. Au pied de l’hôtel, une piscine naturelle alimentée par les cours d’eau de montagne nous offrira un fabuleux terrain jeu.

Les repas sont pris à l’hôtel, et le chef s’adapte à toutes les restrictions et demandes. Les repas végétariens, vegans, ou sans gluten sont possibles.

Plus d’informations:

9-11 Novembre 2019 Week-end 3 jours
6-8 Décembre 2019 Week-end 2 jours

De la bonne gestion du stress

De la bonne gestion du stress

Tout est changement.

Nos secteurs de vie changent constamment et chaque changement est susceptible d’engendrer du stress émotionnel. Le stress chronique étant préjudiciable à notre bien-être mental et physique, une bonne gestion du stress au quotidien est primordiale afin d’éviter qu’il ne s’installe durablement.

La méthode Wim Hof est une combinaison d’exercices de respiration, d’exposition au froid et d’entraînement du mental qui peut nous aider à réguler notre niveau de stress. Mais pour diminuer efficacement le stress, nous devons être capable d’identifier les facteurs qui le déclenchent avant de choisir et mettre en oeuvre les stratégies qui nous ramèneront dans un état de détente optimale.

Causes et effets du stress

Le stress est la réponse de notre organisme quand nous devons faire face à un changement qui nécessite une action. Il permet de mobiliser nos processus adaptatifs et nous prépare à répondre aux défis qui se présentent à nous. Une fois l’action terminée, le stress n’est plus utile et notre physiologie retrouve son état d’équilibre. Voilà pour la théorie.

En réalité, notre organisme n’étant pas en mesure de distinguer une menace sérieuse (qui pourrait mettre en jeu notre survie) d’un petit tracas du quotidien, nous risquons d’envoyer, en permanence, des signaux de stress inutiles à notre corps. C’est ce qui peut conduire à une situation de stress prolongée et par là participer au déclenchement de nombreux problèmes de santé et à l’affaiblissement de notre réponse immunitaire.

Notre monde moderne nous a affranchi des menaces sérieuses, comme croiser un lion affamé, et une réaction de stress peut être déclenchée par des événements aussi simples que des embouteillages, un email contrariant ou un contretemps. Même notre style de vie peut avoir un impact négatif sur le niveau de stress que nous vivons: une alimentation malsaine, le manque de sommeil et même des pensées négatives récurrentes peuvent tous envoyer des signaux de stress à notre corps.

Voici une liste, non exhaustive, de symptômes liés au stress prolongé ou chronique:

  • Hypertension artérielle
  • Symptômes de la polyarthrite rhumatoïde
  • Symptômes d’affections cutanées telles que le psoriasis
  • Nombreux troubles auto-immuns
  • Troubles du sommeil
  • Fatigue chronique
  • Asthme
  • Diabète
  • Obésité

Réinitialiser notre gestion du stress

Wim Hof, «Iceman» , a développé une méthode qui lui a permis d’accomplir des exploits étonnants comme rester immergé dans une eau glacée pendant près de 2 heures ou courir un semi-marathon pieds nus, torse nu, en Arctique. Wim Hof a 26 records du même genre dans le Guinness . Cette méthode est une combinaison unique de méditation, d’exercices de respiration, de postures de yoga engagées et d’exposition régulière au froid. Elle nous aide à (re)prendre le contrôle de notre physiologie, à renforcer notre corps et notre esprit et à stimuler nos processus d’adaptation. Elle stimule notre système nerveux, notre système endocrinien, notre système cardiovasculaire et notre système respiratoire, ce qui bénéficie grandement à notre santé globale.
Elle permet également une très bonne gestion du stress chronique.

Prenons l’exemple de la douche froide, qui est un des piliers de la méthode. C’est un facteur de stress important pour le corps et qui déclenche tous nos processus de réaction au stress. En apprenant à prendre une douche froide dans la détente et l’acceptation, grâce notamment à la méditation et à la respiration, nous allons, chaque jour,  réinitialiser notre système de gestion de stress et augmenter notre seuil de tolérance. Petit à petit, nous saurons limiter, voire éliminer, l’impact négatif du stress lié aux “petits tracas quotidiens” sur notre physiologie.

Le stress fait partie de la vie, mais lorsque le stress est omniprésent, il peut nous empêcher d’être la personne forte, heureuse et en bonne santé – « strong, happy, healthy” – que nous devons être. Il est donc important de maintenir notre stress à un niveau modéré. La méthode Wim Hof nous propose tous les outils dont nous avons besoin pour contrôler nos pensées, nos émotions et finalement notre corps. Le stress physique et émotionnel retrouvent leur juste place: ils nous mettent en mouvement.

D’autres moyens pour réduire votre stress

Nous pouvons faire plusieurs choses pour réduire notre niveau de stress. D’une manière simple, au risque d’être simpliste, il s’agit d’éviter les situations stressantes, de modifier notre comportement face aux situations stressantes, d’apprendre à nous adapter aux événements stressants et d’accepter le fait que nous ne pouvons pas tout changer.

Voici quelques exemples de comportements liés à ces principes:

  • Accepter le fait que nous ne pouvons pas tout contrôler dans la vie, en particulier les actions des autres. Au lieu de nous préoccuper des autres, concentrons-nous plutôt sur la manière dont nous réagissons.
  • Apprendre à dire non et établir des limites claires. Sans limites, nous assumerons invariablement plus que nous ne pouvons gérer, ce qui finit par engendrer du stress.
  • Dormir suffisamment. Le sommeil restaure notre corps et notre esprit et favorise la clarté mentale et la concentration.
  • Ajuster nos attentes à un niveau raisonnable. Toujours exiger des résultats parfaits est une source majeure de stress.

Je suis adepte du Budokon Yoga, créé par Cameron Shayne. Il est mélange de yoga et d’arts martiaux et propose de cultiver le guerrier spirituel qui sommeil en nous, subtile mélange de guerrier et de yogi. Le guerrier est celui qui se saura s’engager pour changer ce qui peut l’être, le yogi est celui qui saura accepter ce qui ne peut être changé. Utiliser ces deux polarités yin et yang en nous, à bon escient, est l’assurance d’apporter la juste réponse aux évènements que la vie nous offre de vivre.

La méthode Wim Hof  pour la gestion du stress

La méthode Wim Hof est un outil puissant qui peut vous aider à prendre en charge votre esprit, votre corps et votre vie dans son ensemble. Fondée sur trois piliers puissants: techniques de respiration, engagement/concentration et exposition volontaire au froid, la méthode Wim Hof  aide à réduire le stress mental causé par une multitude de facteurs, y compris ceux décrits ci-dessus, et aide à récupérer du stress corporel causé par un effort physique. La méthode Wim Hof  présente de nombreux avantages connus, allant d’un meilleur sommeil au soulagement des symptômes causés par divers problèmes de santé, tels que la polyarthrite rhumatoïde, la sclérose en plaques et la fibromyalgie. Des scientifiques du monde entier ont commencé à découvrir les mécanismes physiologiques à la base de la méthode Wim Hof. De nombreuses études scientifiques ont été menées ces dernières années. Elles ont donné des résultats révélateurs et ont permis de mieux comprendre le fonctionnement et les limites du corps humain. Jusqu’à réécrire certains livres de physiologie humaine…

Vous souhaitez découvrir la Méthode Wim Hof? Venez participer à nos ateliers découverte.

(Traduction et adaptation Stéphane Janssoone, source https://www.wimhofmethod.com/stress-management-and-reduction)

Respirer à pleins poumons…grâce au ventre

Respirer à pleins poumons…grâce au ventre

Respirer par le ventre? Une drôle d’idée qui fait son chemin. A mesure que l’on redécouvre l’apport d’une respiration correcte à notre physiologie, on comprend que respirer par le ventre est une des clés. Alors peut-être qu’explorer une technique permettant d’en augmenter l’efficacité et les bienfaits sera bienvenue. C’est ce que je vous propose ici.

Commençons par prendre le temps de nous connecter à la respiration.

Je vous invite à prendre un moment.

Fermez les yeux.

Détendez-vous.

Posez votre conscience sur votre respiration.

Ressentez votre inspiration et votre expiration.

Observez.

Votre inspiration se fait-elle par le nez? Par la bouche? Les deux?

Votre inspiration est elle plus longue que votre expiration? Moins longue? Identique?

Votre respiration est-elle ample? Courte? Régulière? Bruyante?

Marquez-vous des temps d’arrêt sur l’inspire? Sur l’expire?

En une minute respirez-vous 20 fois ou plus? Entre 10 et 20? Moins de 10?

Quelle est la partie de votre corps la plus mobile quand vous inspirez? Quand vous expirez? Sont-ce vos épaules? Votre torse? Votre ventre?

Tant de questions…il y a tellement de choses à observer et à dire sur la respiration.

La respiration est LA fonction vitale par excellence. Une fonction physiologique que nous ne pouvons interrompre que quelques minutes (*) alors que nous pouvons vivre sans boire ou sans manger pendant plusieurs jours.
Ce que nous pensons être un processus simple et autonome est en réalité extrêmement sophistiqué.
Un mouvement qui nous offre la possibilité d’apprécier et d’influencer consciemment notre physiologie, notre mental et notre sphère émotionnelle.

Comment se fait-il alors que nous ne lui portions qu’une attention très relative – pour ne pas dire négligeable? Pourquoi ne pas enseigner la respiration dès le plus jeune âge, à la fois pour en comprendre le fonctionnement physiologique et pour adopter une technique juste? Pourquoi les arts martiaux et autres disciplines traditionnelles (Yoga, Taï-chi, Qi Gong) considèrent la respiration comme le fondement de leurs pratiques alors que nous peinons à prendre quelques minutes chaque jour pour respirer en conscience?

C’est là l’un des plus grands paradoxes de notre condition humaine moderne : l’outil le plus fabuleux, le plus accessible, le plus disponible et le plus puissant qui soit pour nous permettre d’être la meilleure version de nous-même, est en nous depuis notre premier instant de vie, depuis notre première inspiration de nouveau-né. Et nous l’avons délaissé.

L’impulsion part du ventre

Alors je vous propose ici de nous reconnecter à ce mouvement de vie. Et face à l’ampleur du sujet, j’ai choisi d’évoquer avec vous le fondement de la respiration, son point de départ, son impulsion: la respiration ventrale ou diaphragmatique.
Oui, car c’est bien du ventre, ou du diaphragme, que démarre l’inspiration correcte et pas de la cage thoracique.
Le diaphragme est ce muscle puissant, en forme de champignon, dont le pourtour est attaché à la colonne vertébrale, aux côtes et au sternum, et qui tapisse l’intérieur de l’abdomen en le séparant en deux : les organes d’un côté, le cœur et les poumons de l’autre.

Comme tous les muscles du corps, il peut se contracter et se relâcher.
Quand il se contracte, il s’abaisse dans l’abdomen et pousse les organes vers l’avant pour se faire de la place. Foie, Estomac, Rate – qui sont les organes voisins, mais aussi Vésicule Biliaire, Intestin Grêle et Gros Intestin, sont alors pressés contre la paroi abdominale et font, mécaniquement gonfler le ventre. Dans son mouvement, le diaphragme entraîne et étire les poumons, créant une différence de pression avec l’air ambiant qui déclenche l’inspiration. Les capillaires sanguins entourant les alvéoles pulmonaires reçoivent l’oxygène et le transmettent au sang.

Quand le diaphragme se relâche, il remonte vers le thorax. Les poumons retournent à leur position d’équilibre sous l’effet de leur élasticité et forcent l’expiration. Le sang veineux peut alors se débarrasser du dioxyde de carbone et des toxines accumulés et se préparer à recevoir l’oxygène frais de la prochaine inspiration. Il est possible d’accentuer l’amplitude de l’expiration en contractant les muscles abdominaux pour rentrer le ventre vers l’arrière et vers le haut. La compression des poumons est plus forte, ils se vident davantage. Favorisant par là la qualité de l’inspiration suivante.

La sangle abdominale contrôlée est le secret

La technique semble simple mais il convient d’observer avec attention le rôle des muscles principaux: les abdominaux et le diaphragme. Contrairement à ce que nous pourrions penser, ce ne sont pas nécessairement les abdominaux qui initient le mouvement en poussant vers l’avant pour permettre au diaphragme de descendre dans l’abdomen. Si cette alternative peut être un bon éducatif pour qui n’a pas conscience du mouvement de son diaphragme, gonfler le ventre pour respirer ne délivre pas l’intégralité des bénéfices de la respiration diaphragmatique.
Il est en effet préférable de l’initier par le mouvement du diaphragme lui même et, lorsque les conditions s’y prêtent, de contrôler la sangle abdominale pendant l’inspiration.

Les mots étant souvent moins éloquents que la pratique, je vous propose de réaliser un exercice pendant lequel vous pourrez mettre en place et vivre cette respiration diaphragmatique enrichie.

Asseyez-vous, le dos bien droit, les ischions en bord de chaise, le bassin en légère antéversion, les mains posées sur les cuisses, les épaules ouvertes vers l’arrière et vers le bas, relâchées, les bras détendus.

La sangle abdominale décontractée.

Inspirez et expirez par le nez.

Laissez l’expiration se faire naturellement, sans forcer. (Certaines personnes préfèrent expirer par la bouche, si c’est votre cas, faites ce qui vous semble naturel. Conservez en revanche une inspiration nasale).

Installez un rythme lent mais continu.

Au bout de quelques cycles, placez votre conscience sur le mouvement de votre diaphragme. Ressentez son va-et-vient.

Visualisez ses changements de forme.

A l’inspire, il s’aplatit vers le bas. A l’expire il se creuse vers le haut.
Sans changer le rythme, augmentez l’amplitude pour accentuer la contraction diaphragmatique à l’inspire et permettre un relâchement plus long à l’expire.

En fin d’inspire, sentez les légères tensions sur les points d’attache du diaphragme: côtes, plexus, vertèbres.

Continuez quelques minutes. Détendez-vous.
Observez l’air qui entre et sort de vos narines. Sa texture, son odeur, sa température.
Puis amenez votre conscience sur la partie des abdominaux qui sont sous votre nombril. Et au début d’inspire, mettez cette zone en légère tension. Peut-être en contractant le périnée so possible pour vous.
Laissez alors l’inspiration s’initier et la partie de l’abdomen située entre le nombril et le plexus se gonfler mécaniquement légèrement.

Avant que l’abdomen ne ne soit trop bombé, mettez vos abdominaux sous tension pour figer le ventre.
Continuez à inspirer avec le diaphragme. Vous allez sentir qu’à mesure qu’il s’enfonce dans l’abdomen, il pousse les organes vers la paroi abdominale. Comme cette dernière ne bouge plus, les organes sont pressés et la pression à l’intérieur de l’abdomen augmente.

Si vous continuez à inspirer, le diaphragme étant contracté au maximum, ce sont mécaniquement vos muscles intercostaux qui vont prendre le relais pour ouvrir votre cage thoracique et permettre aux poumons de continuer à se remplir. Puis quand cette partie sera elle aussi remplie d’air, le torse bombé, se sont vos épaules qui vont légèrement bouger vers le haut et vers l’arrière pour faire entrer encore quelques millilitres d’air. Votre inspiration est alors complète.

L’expire peut alors prendre place. Relâchez les épaules tout d’abord, puis le thorax et en toute fin, le périnée et le diaphragme. Recherchez le relâchement, la détente. Laissez faire. Si vous souhaitez purger vos poumons complètement, contractez vos abdominaux et amenez votre ventre vers l’arrière et vers le haut, puis abaissez vos côtes, puis les épaules pour compresser votre cage thoracique.

Recommencez ce cycle autant de fois qu’il vous plaira.

Trouvez votre rythme naturel.

Revenez à vous quand vous le souhaitez.

Les bienfaits

Pratiquer cet exercice quelques minutes chaque jour va vous aider à installer la respiration diaphragmatique en mode automatique dans votre quotidien et par là apportera de nombreux bienfaits à votre corps et votre esprit.
Jugez plutôt:

  • meilleur « remplissage » et « vidage » des poumons
  • meilleure évacuation des déchets
  • meilleure oxygénation
  • diminution de l’hyperventilation
  • apport d’énergie et de bien-être
  • diminution du rythme respiratoire, du rythme cardiaque et de la tension artérielle
  • réduction de l’anxiété et du stress
  • massage des organes internes
  • augmentation de l’activité du système digestif et du péristaltisme intestinal

J’en oubli surement mais avouez que c’est pas mal pour un mouvement aussi simple.
Alors j’espère de tout coeur que cela vous inspirera.

(*) jusqu’à 24 minutes pour les apnéistes ultra entraînés. L’Espagnol Aleix Segura Vendrell a battu le record du monde Guinness le 24 février 2018, en retenant son souffle sous l’eau pendant 24 minutes et 3 secondes, en ayant au préalable respiré de l’oxygène pur!

Une douche froide sinon rien !

Une douche froide sinon rien !

« Sortir de sa zone de confort », « quitter sa zone de confort », « élargir sa zone de confort »…autant d’expressions qui nous incitent à explorer de nouveaux horizons, en dehors de notre périmètre connu et maîtrisé.

Écoutez le blog ou téléchargez-le (Durée: 3:30 — 8MB)

Oui mais pour quoi faire ?

Il est clair que ces injonctions s’adressent à ceux et celles qui, volontairement, souhaitent se développer dans leur potentiel et découvrir la meilleure version d’eux même. Cela suppose de s’engager dans un processus d’apprentissage (apprenti sage ?) qui, une fois amorcé, ne s’arrêtera probablement jamais. D’abord parce que l’on prend goût à la posture de l’apprenant. Ensuite parce qu’à mesure que nous « grandissons », notre perspective s’élargit et nous nous ouvrons sur de nouvelles potentialités – les nôtres et celles que le monde nous offre. Le progrès amenant le progrès, nous créons ainsi un mouvement vertueux qui nous permet de découvrir et d’apprivoiser notre singularité et notre toute puissance.

“Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur. Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toute limite. C’est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus. Nous nous posons la question : « qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux, merveilleux ? » En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ? Vous êtes un enfant de Dieu. Vous restreindre, vivre petit, ne rend pas service au monde. L’illumination n’est pas de vous rétrécir pour éviter d’insécuriser les autres. Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous. Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus : elle est en chacun de nous et au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même. En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres.”

Discours de Nelson Mandela, Texte de Marianne Williamson.

L’adaptation au cœur du processus

Tout part à priori de notre naissance, qui est sans doute l’une des sorties de zone de confort les plus déterminantes. La lumière soudaine, le froid, le bruit, la faim, le toucher…autant de stimuli qui déclenchent en nous émotions, actions et réactions, et qui amorcent notre apprentissage et notre adaptation au monde extérieur.

Adaptation qui se construit à chaque fois suivant la même séquence. Une séquence en quatre temps.

Passé l’incompétence inconsciente – le premier temps – pendant lequel nous ne savons pas que nous ne savons pas (et nous le vivons souvent très bien !), nous sommes rapidement confrontés à l’incompétence consciente. Et c’est là la première source d’inconfort. Pour certains d’entre nous, elle est source d’incertitude, de stress, de peur et déclenche inhibition, fuite ou affrontement…chez d’autres elle engendre envie, impatience, excitation, motivation et action immédiate.

Si nous acceptons d’être confrontés à notre incompétence et que nous nous lançons dans l’apprentissage, nous parviendrons peut-être à la troisième phase – la compétence consciente, au moment où nous savons que nous savons. La compétence est acquise, mais l’exercer mobilise encore notre volonté et notre application consciente. Puis avec le temps et la pratique, nous parviendrons à oublier que nous savons, pour atteindre la compétence inconsciente. Les choses sont alors  intégrées, font partie de nous, et y avoir accès n’est plus un effort.

Vous l’aurez compris, l’enjeu est avant tout de dépasser l’état d’incompétent conscient, et d’accepter pleinement cette phase d’inconfort pour que la magie de l’adaptation ait lieu.

Trouver du confort dans l’inconfort

Alors une attitude favorable peut être de trouver du confort dans cette phase pleine d’incertitudes pour l’aborder dans les meilleures conditions.

Osons le parallèle avec le sportif compétiteur, champion de l’adaptation, qui se soumet chaque jour à des séances d’entraînements qui visent à déstabiliser l’ordre physiologique et mental établis. Ce sportif sait aborder ses exercices quotidiens en acceptant la douleur et la cohorte de sensations nouvelles et déstabilisantes qu’ils engendrent. Il joue avec elles, il les tutoie, il les recherche, il les intensifie, il se confronte mais ne lutte pas contre. Il sait qu’elles sont le passage nécessaire pour que le jour de la compétition, il puisse être dans le flow de la compétence inconsciente, celle qui lui donnera accès à son potentiel optimum.

La douche froide, une mise en pratique immédiate

Je ne suis plus athlète compétiteur aujourd’hui, mais je garde l’habitude de me placer dans des situations inconfortables et d’y rechercher le confort. Un de mes rituels est de prendre une douche froide, chaque matin. Un acte simple et redoutablement efficace pour peaufiner ma capacité à garder le contrôle sur mes réactions au stress.

Si vous souhaitez vous y mettre, je vous recommande de commencer, le premier jour, par prendre une douche chaude comme toujours et de tourner le mitigeur vers le bleu juste avant de sortir, et de terminer par 15 secondes d’eau froide. Comme l’idée est « d’aller avec » sans subir et sans lutter, vous essaierez de détendre vos muscles (insistez sur les épaules et les trapèzes), de sourire (si, si !), et d’expirer longuement. Répétez l’opération le lendemain en augmentant légèrement la durée (5 à 10 secondes de plus). Et ainsi de suite. Au bout d’une semaine, vous pourrez vous doucher une minute sous l’eau froide, en sifflotant ! Et puis un jour, vous ne ressentirez plus le besoin de passer sous l’eau chaude au préalable. Et quelques jours plus tard, vous attendrez cet instant douche froide avec impatience. Vous aurez acquis une nouvelle compétence devenue inconsciente et motivée désormais par un besoin physiologique irrépressible et par la nécessité d’une mise au point avec vous-même. Juste pour voir chaque matin où « vous en êtes avec l’inconfort »

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