Pourquoi respirons-nous mal avec un masque ?

Pourquoi respirons-nous mal avec un masque ?

Le port du masque ne limite pas la quantité d’oxygène inspirée, mais peut modifier notre respiration jusqu’à provoquer des essoufflements et des étourdissements.

Le port du masque modifie la respiration

Voilà plusieurs mois que nous devons utiliser un masque. Les experts le recommandent en prévention, pour éviter que le virus ne parvienne à nos poumons via le nez et la bouche, et pour ralentir la transmission infectieuse d’une personne malade à une personne saine. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) rapportait le 10 juin 2020 les conclusions d’une étude canadienne montrant que « le port du masque réduit la probabilité d’être contaminé par le coronavirus de 85 % en cas de rencontre avec une personne infectée »

Alors, l’usage du masque est devenu obligatoire dans les endroits clos mais aussi dans certaines zones extérieures. Et beaucoup d’entre nous portent le masque pendant des journées entières, sans discontinuer.

 

Une étude mondiale sur la COVID-19, menée simultanément dans 113 pays, entre avril et juin 2020, a étudiée la question du port du masque. L’étude montre notamment que 42,11% des personnes interrogées (plus de 2 millions) déclarent ne pas porter de masque en sortant de chez elles à cause de l’inconfort qu’il engendre.  Et c’est la raison principale.

 

De nombreux utilisateurs rapportent de l’essoufflement, de la transpiration, des nausées, des migraines et une augmentation de la fréquence cardiaque dues au port du masque.

Un article paru dans Le Monde le 16 septembre 2020, explore les vrais-faux effets secondaires du port du masque :

– risque d’hypoxie (faux)

– intoxication au dioxyde de carbone (faux)

– Acné, maux de tête, sécheresse oculaire… (vrai)

– symptômes respiratoires chez les personnes souffrant d’asthme (faux)

-inconfort pour les personnes atteintes d’inflammation chronique des bronches (BPCO) ou autres maladies respiratoires (vrai)

-prolifération des microbes (faux)

 

Le masque modifie notre respiration

 

Le port du masque ne semble pas limiter la quantité d’oxygène que nous absorbons et qui circule dans notre sang. Le masque n’entraîne pas non plus une accumulation de dioxyde de carbone telle que nous puissions être intoxiqués. En revanche, le port du masque peut modifier notre manière de respirer. Et d’une manière assez inattendue.

Porter un masque est un acte inhabituel pour beaucoup de gens. Et se couvrir le nez et la bouche n’est pas un signal anodin pour notre cerveau et peut provoquer des effets non désirables surprenants comme :

-l’apparition de buée sur les lunettes,

-une chaleur et une transpiration excessives sous le masque,

-des douleurs provoquées, par exemple, par l’élastique du masque derrière les oreilles

-un masque humide, collant, parfois malodorant…

Autant de paramètres qui peuvent engendrer de l’inconfort et déclencher du stress et de l’anxiété.

 

Or si notre respiration est la plupart du temps inconsciente et gérée par notre centre respiratoire, elle est aussi largement influencée par nos émotions et notre mental.

 

Notre mécanique respiratoire peut en effet prendre plusieurs formes nouvelles, au point de ne plus être vertueuse pour notre organisme :

-respiration buccale : par réflexe, la bouche s’ouvre pour ventiler davantage

-ventilation thoracique : ce n’est plus l’abdomen qui entraîne le mouvement de la respiration, mais le haut de la poitrine

-hyperventilation : la fréquence et l’amplitude de la respiration augmentent

-hypoventilation : la fréquence et l’amplitude diminuent

-apnées :  la respiration se bloque.

 

Et ces schémas peuvent entraîner des sensations d’essoufflement, d’étouffement, de fatigue, d’envie de dormir et provoquer des étourdissements ou des maux de tête. Ils limitent l’oxygénation des cellules, sans pour autant que le masque ne soit directement la cause du faible approvisionnement en oxygène ou de la difficulté d’évacuation du dioxyde de carbone. Et c’est là toute la différence. Du coup, nous pouvons agir pour limiter ces effets indésirables.

 

Retrouver une bonne respiration 

 

Une première approche consiste à contrôler notre respiration dans sa forme la plus efficace. Rester conscients de la nécessité de respirer par le nez, et par le ventre, est primordial. En cela, il est recommandé de prendre, plusieurs fois par jour, le temps de se reconnecter à sa respiration. D’abord en l’observant, ensuite en la modifiant.

Pour privilégier le mouvement du diaphragme, plutôt que la poitrine, placez une main sur votre ventre pour accompagner son va-et-vient naturel :

-vers l’avant à l’inspiration,

-vers l’arrière à l’expiration.

Si vous n’avez pas l’habitude de cette respiration, installez une légère pression sur votre abdomen avec votre main. Cette résistance permet en général de mieux sentir et maîtriser le mouvement. Ce faisant, placez votre attention sur l’air qui entre et sort des narines. Pratiquée ainsi pendant plusieurs minutes, la respiration ventrale est un bel exercice méditatif.

Si vous souhaitez accentuer son efficacité :

– modulez la durée des phases d’inspiration et d’expiration

– calez l’inspire sur 5 secondes,

– puis calez l’expire sur 5 secondes.

Vous pratiquerez ainsi une respiration particulière, fréquemment appelée cohérence  ou résonnance cardiaque, qui agit très favorablement sur le stress et l’anxiété,  et favorise un échange optimal d’oxygène et de dioxyde de carbone, tout en normalisant la fréquence cardiaque et en abaissant la tension artérielle.

 

Dans la même idée, je vous recommande la respiration carrée ou box breathing. Inspirée du yoga, et mise au point par les navy SEALs, le corps d’élite de la marine américaine, elle permet de réinitialiser la respiration, d’activer la branche parasympathique (en lien notamment avec la relaxation et la récupération) de notre système nerveux autonome, et de diminuer la sensation de stress :

– respirez par le ventre et par le nez.

– visualisez un carré.

– inspirez sur 4 secondes

– en fin d’inspire, bloquez votre respiration (gardez les poumons pleins) pendant 4 secondes

– expirez pendant 4 secondes

– en fin d’expiration, bloquez votre respiration (gardez les poumons vides).

– recommencez pendant quatre à cinq minutes.

       Le box breathing ou respiration carrée

Améliorer durablement la respiration

 

Un autre axe de développement, moins symptomatique et plus durable, est d’améliorer notre tolérance au dioxyde de carbone. Pourquoi ? Notre centre respiratoire, véritable usine biochimique située à la base de notre cerveau, adapte notre respiration en fonction de plusieurs paramètres comme la quantité de dioxyde de carbone, le pH et la quantité d’oxygène du sang. C’est d’ailleurs le dioxyde de carbone qui est le premier facteur discriminant. Quand sa concentration est trop élevée, le cerveau y voit un danger et accélère la respiration pour rééquilibrer les concentrations.

Dans les années 70, un médecin russe, le Dr Buteyko, avait démontré que notre niveau de santé générale dépendait particulièrement de notre capacité à tolérer des concentrations élevées de dioxyde de carbone, précisant qu’il s‘agissait d’une qualité dépendant de multiples facteurs, tous très individuels. Les travaux du Docteur Buteyko montrent également qu’il est possible de s’entraîner à tolérer le dioxyde de carbone avec pour conséquences immédiates, une meilleure oxygénation des cellules et une respiration plus lente et plus efficace. L’approche du Docteur Buteyko ont été utilisée au service de la performance sportive depuis plusieurs années. Une des méthodes les plus renommées est Oxygen Advantage développée par un Patrick McKeown. Quelques séances de respiration par semaines suffisent pour impacter positivement notre santé et nos capacités physiques, et rendre le port du masque confortable.

Alors pourquoi pas vous ?

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Sortir de sa zone de confort ou élargir sa zone de confort?

Sortir de sa zone de confort ou élargir sa zone de confort?

Il y a quelques jours, j’ai encadré une séance de coaching un peu particulière.

Pour sa troisième séance d’accompagnement, j’ai proposé à mon client de faire une via ferrata. Et pas n’importe laquelle. Une via difficile (D) à très difficile (TD), de deux heures environ. Sa première via ferrata…

Pourquoi ?

Tout simplement pour enrayer les schémas d’évitement qui le limitent. Ceux-là même qui font dire à mon client « je n’ai pas envie », « je n’aime pas », « ce n’est pas pour moi »… ou « j’aimerais mais… », alors qu’il n’a jamais essayé les activités ou options que je lui propose.

Bon nombre de ces schémas reposent sur la peur. La peur de faire, la peur d’échouer, ou la peur d’avoir peur – oui car on peut bien avoir peur d’avoir peur quand l’on ne s’est jamais véritablement confronté à cette émotion !

Or la peur n’est pas une émotion à éviter ou à supprimer mais plutôt à apprivoiser. Tous les sportifs de l’extrême, qu’ils soient skieurs de pentes raides, alpinistes, pratiquants de wingsuit ou plongeurs de falaises, éprouvent de la peur et disent en avoir besoin. Étonnamment, elle les rassure et les assure. Ne plus ressentir la peur serait paradoxalement une mise en danger.

La peur révèle nos limites du moment. Elle vient nous inciter à la prudence. Connecter la peur c’est avoir l’opportunité de répondre à la question: « Comment peux-tu procéder avec vigilance afin de réussir de façon sûre et sans danger ? »

Peur et  confort

Éprouver la peur face à une situation donnée c’est comprendre que l’on se situe en dehors de notre zone de confort. Cela ne veut pas forcément dire qu’il ne faut pas faire. Cela permet souvent de réaliser qu’il y a une possibilité d’agir, avec prudence. Et chercher à agir en créant, peu à peu, du confort dans l’inconfort, est bien différent que d’agir en restant dans l’inconfort le temps que cela passe. Cela permet d’élargir notre zone de confort en apprenant et en reprogrammant certains schémas limitants.

La veille de notre séance, mon client, qui a peur du vide, avait réussi à sauter d’un plongeoir de 5m. Il m’a avoué s’être élancé sans réfléchir, sans regarder en bas et en serrant les dents. Il a pu faire ce pas dans le vide grâce à sa détermination et à sa force mentale. Mais à moins de répéter de nombreuses fois ce même saut ou de changer de stratégie, il y a fort à parier que cette situation reste inconfortable pour lui pendant un moment. C’est ce que j’appelle « sortir de sa zone de confort ».  Un acte héroïque qui booste l’estime de soi et la confiance en soi, mais qui peut épuiser.

Maîtriser le reptilien

Évoluer pendant deux heures sur une paroi, à 200m du sol, offre la possibilité de vivre le stress (ou la peur) sur une durée suffisamment longue pour que la mise en place de stratégies d’adaptation soit nécessaire. Il n’y a pas d’autre choix. Céder à la réponse reptilienne « fight or flight » – « fuite ou combat », n’est pas une option.

Dans ce cadre, la respiration offre deux clés importantes.

La première est la possibilité d’être complètement présent à ce qui se joue, à ce que l’on ressent et aux réactions autonomes qui se mettent en place. Revenir à sa respiration en ressentant le trajet de l’air dans ses narines, ou le mouvement de son ventre, par exemple, est un moyen pour apaiser le mental et les émotions. C’est prendre un peu de distance avec l’évènement stressant comme pour mieux apprécier l’enjeu. C’est se donner la possibilité d’agir plutôt que de réagir.

La seconde est le prolongement de la première puisqu’il s’agit de maîtriser les réactions nerveuses, biochimiques et physiologiques qui se mettent en route inconsciemment. Car face au stress, et sous l’influence de l’adrénaline et du cortisol, la respiration s’accélère, la fréquence cardiaque augmente, le glucose afflue, les muscles se préparent à l’action…le corps entier se mobilise pour faire face ou pour fuir. Contrôler sa respiration, en allongeant l’expiration notamment, relâcher ses tensions musculaires, rester calme et souple – dans sa tête et dans son corps…sont autant de stratégies qui permettent de trouver le confort.

Ainsi nous sommes disponibles, en alerte mais pleinement conscients et rationnels, en capacité d’apporter la juste réponse à la situation. C’est ce que j’appelle «créer du confort dans l’inconfort ». Une stratégie qui permet une adaptation et un apprentissage durables et qui rend véritablement « plus fort ».

 

 

Une nouvelle modélisation du tronc cérébral révèle comment le cerveau contrôle la respiration

Une nouvelle modélisation du tronc cérébral révèle comment le cerveau contrôle la respiration

Résumé: Les chercheurs ont découvert comment le cerveau contrôle notre respiration en réponse à la modification des niveaux d’oxygène et de dioxyde de carbone dans le sang.Source: eLife.

Des scientifiques de Karolinska Institutet, en Suède, ont découvert comment le cerveau contrôle notre respiration en réponse à la modification des niveaux d’oxygène et de dioxyde de carbone dans le sang.

Le contrôle de la respiration est essentiel à la vie. Sans une réponse adéquate à l’augmentation des niveaux de dioxyde de carbone, les gens peuvent souffrir de troubles respiratoires, de maladie et de panique. Dans le pire des cas, cela peut entraîner une mort prématurée, comme dans le cas du syndrome de mort subite du nourrisson.

Il y a eu un débat sur la façon dont le cerveau contrôle la respiration. Maintenant, une nouvelle étude chez la souris, qui sera publiée dans la revue eLife, montre que lorsqu’il est exposé à une diminution de l’oxygène ou à une augmentation des niveaux de dioxyde de carbone, le cerveau libère une petite molécule appelée Prostaglandine E2 (PGE2) pour aider à se protéger et à réguler la respiration.

Pour découvrir ce mécanisme, les chercheurs ont cultivé une section du tronc cérébral d’une souris (le tronc central du cerveau). La section contenait un arrangement de cellules nerveuses et de soutien qui lui ont permis de «respirer» pendant trois semaines. Pendant ce temps, l’équipe a surveillé les cellules et leur comportement en réponse aux changements de l’environnement.

 

 

«Nous avons vu que l’exposition à différentes substances faisait que le tronc cérébral respirait plus vite ou plus lentement. Peut-être le plus intéressant était sa réponse au dioxyde de carbone, qui a déclenché une libération de PGE2. Ici, PGE2 a agi comme une molécule de signalisation qui a augmenté l’activité respiratoire dans la région du tronc cérébral sensible au dioxyde de carbone, conduisant à des respirations plus lentes et plus profondes, ou « soupirs» », explique David Forsberg, doctorant et premier auteur de l’étude.

Ces nouvelles perspectives ont des implications importantes pour les bébés, qui connaissent des niveaux d’oxygène considérablement réduits pendant la naissance. À ce stade, la PGE2 protège le cerveau et prépare le tronc cérébral à générer des apports respiratoires profonds semblables à des soupirs, entraînant les premières respirations d’air après la naissance.

L’étude révèle également une nouvelle voie reliant les systèmes inflammatoire et respiratoire . La PGE2 est également libérée pendant l’inflammation et la fièvre, ce qui peut perturber les schémas respiratoires et interférer avec les réponses normales au dioxyde de carbone. Cela peut à son tour provoquer des arrêts respiratoires perturbés et même dangereux.

«Nos résultats expliquent en quelque sorte comment et pourquoi nos réponses respiratoires aux niveaux déséquilibrés d’oxygène et de dioxyde de carbone sont altérées pendant les épisodes infectieux. Cela aide également à mieux comprendre pourquoi l’infection peut inhiber la respiration si sévèrement chez les nouveau-nés », explique Eric Herlenius, professeur au Département de la santé des femmes et des enfants de Karolinska Institutet, et auteur principal de l’article.

«Nous voulons maintenant découvrir comment les respirations se forment et se développent pendant les épisodes d’inflammation. Cela pourrait être utile pour rechercher de nouvelles façons potentielles de sauver la vie des bébés lorsqu’ils sont incapables de reprendre leur souffle. »

 

Source: eLife. “New Brainstem Model Reveals How the Brain Controls Breathing.” NeuroscienceNews. NeuroscienceNews, 5 July 2016.
<http://neurosciencenews.com/brainstem-model-breathing-4620/>.

Heureux comme un arbre

Heureux comme un arbre

Nous sommes faits de la même substance que les arbres.

Les jungles, les forêts et les arbres sont souvent appelés « poumons de la Terre ». En effet, il existe d’étranges similitudes entre la forme d’un arbre et celle d’un torse humain. Ce n’est pas par hasard si chaque langue dans le monde a tendance à désigner les arbres, métaphoriquement, comme le principal organe respiratoire de la Terre.

D’ailleurs, chaque fois qu’un gouvernement doit nettoyer sa conscience publique après une mauvaise stratégie environnementale, il commence presque toujours par planter des arbres. Car l’arbre en fournissant l’oxygène dont nous avons besoin est un symbole de vie, et illustre parfaitement le lien étroit entre la vie et la respiration.

La Terre ne respire pas uniquement avec les poumons.

Grâce à la photosynthèse, et aussi grâce à la connexion qu’ils établissent entre la terre et le ciel par l’intermédiaire des racines et des feuilles, les arbres sont destinés à l’exercice de la respiration. Et ce plus que toute autre entité organique sur Terre.

Pourtant, il n’y a pas un seul être sur cette planète qui ne respire pas: rien ne peut vivre sans la respiration.

Et pour bien comprendre cela, il faut observer la nature. Et pas seulement celle qui nous entoure mais aussi le système « nature » qui est dans notre corps. 

On peut alors percevoir rapidement que la respiration implique, en plus de nos poumons, deux autres zones anatomiques majeures: l’abdomen et le cerveau. Et en explorant le corps plus profondément,  nous pouvons comprendre que chaque élément constitutif de notre corps participe à cet acte d’expansion et de contraction qu’est la respiration. Chaque acteur fonctionne « en réseau », en « synergie » avec les autres, et c’est cette synergie globale qui permet à la respiration d’être profonde, complète et efficace.

Être en harmonie

Respirer permet d’oxygéner le sang , de régénérer les organes, et de nous fournir de l’énergie. Cela permet aussi de gérer nos émotions, nos pensées, et d’éliminer le stress.

Respirer nous ramène aussi à cette capacité de présence –  à nous-même et à notre environnement – que nous avons tendance à oublier dans la frénésie du monde moderne

Respirer nous permet d’être en harmonie avec la vie.

Tout comme les arbres.

 

Inspiré et traduit de Marco Levi, source https://www.wimhofmethod.com/blog/happy-as-a-tree

Concentrer sa puissance

Concentrer sa puissance

« Une raison pour laquelle si peu d’entre nous réalisent ce qu’ils veulent vraiment est que nous dirigeons rarement toute notre concentration et toute notre puissance vers l’atteinte d’un résultat. La plupart des gens avancent dans la vie sans jamais décider de maîtriser quoi que ce soit en particulier. »Tony Robbins

Vous le savez, être en immersion totale dans une nouvelle activité est le meilleur moyen de la découvrir, de bien la comprendre, de s’en imprégner et de progresser rapidement.
C’est la manière la plus efficace d’amorcer un changement tout en se donnant l’impulsion de le poursuivre chez soi. Toute démarche d’apprentissage sur soi est un processus qui doit s’inscrire dans la durée et se prolonger en autonomie.

Les sportifs prennent part à des camps d’entraînement, les commerciaux à des séminaires, les politiques à des sommets, et les plus spirituels d’entre-nous font des retraites. Les exemples sont multiples qui montrent l’importance de créer un espace, de temps et de lieu, qui permet l’engagement total dans une pratique que l’on souhaite comprendre, apprendre et, un jour, maîtriser.

Alors quand il s’agit d’accéder à soi, de mieux se connaître, d’avoir accès à ses pleines ressources pour connecter notre meilleure version, notre Nature profonde, celle qui peu à peu se débarrasse de ses couches successives de peurs et croyances limitantes, quoi de mieux que de prendre le temps de l’immersion?

Un stage de deux ou trois jours pour soi

Alors venez plonger pleinement, le temps de ce week-end, dans le programme, imaginé pour vous, qui a pour objectif la connexion et la connaissance de soi.

La gestion du froid et le travail de respiration sont les sujets principaux. Chaque matin, nous pratiquerons l’exposition au froid sous différentes formes : méditation assise, randonnée, bain froid.
Le travail spécifique de respiration commencera dès le réveil pour se poursuivre, en fil rouge, tout au long de la journée. Nous expérimenterons plusieurs techniques de respiration et détaillerons leurs bénéfices.
Nous pratiquerons le mouvement par un travail de mobilité, de déplacements animaliers et de yoga.

Enfin, nous aurons des temps d’échange autour de votre présence au stage et comment en tirer le meilleur des profits, de la théorie qui accompagne la méthode Wim Hof, la respiration et l’impact des mouvements sur notre santé et nos pensées.

La planning type de la journée (à titre indicatif):

  • 8h : respiration et méditation assise
  • 9h30 : petit déjeuner
  • 10h30 : randonnée
  • 12h : bain froid
  • 13h : déjeuner
  • 15h : mouvement
  • 17h : respiration et bain froid
  • 19h : dîner
  • 21h : discussion
  • 22h : repos

Un programme dense pour explorer vos capacités mentales et physiques et acquérir des clés pour les développer.

Le travail sur soi est un engagement, une discipline.
Ce que vous retirerez de ce stage sera à la mesure de votre détermination et de votre implication qui seront également stimulées sur place.

Si au moins l’une des motivations qui suivent vous parlent, alors ce stage est fait pour vous.

  • vous êtes curieux d’en apprendre plus sur vous
  • vous voulez renforcer et assouplir votre corps
  • vous désirez booster votre physiologie, et notamment votre immunité et votre système vasculaire
  • vous aimeriez disposer de plus d’énergie au quotidien
  • vous cherchez à dépasser certaines peurs
  • vous souhaitez apprendre à mieux gérer votre stress chronique
  • vous voulez éliminer certaines croyances limitantes
  • vous êtes en plein questionnement de vie, en pleine recherche de sens
  • vous manquez d’allant, d’énergie, de joie

Ce stage s’adresse à tous (mais est limité à 10 participants).
Sportifs ou pas, de tous âges, souples ou non.
Les ateliers de randonnée, de yoga et de mobilité sont adaptés aux forces en présence, c’est tout l’avantage des petits groupes.

Où se déroule le stage?

Notre immersion est prévue en Italie. L’hôtel où nous séjournerons en pension complète se nomme Notre Maison.Un hôtel familial qui se situe dans un village ensoleillé, à 1800 mètres d’altitude. L’extérieur est en pierre et bois, les matériaux de construction de la tradition alpine.22 chambres au total, de grands espaces collectifs et une lumineuse salle restaurant.

L’hôtel fait face à une magnifique chaîne de montagnes, offrant un panorama époustouflant. Au pied de l’hôtel, une piscine naturelle alimentée par les cours d’eau de montagne nous offrira un fabuleux terrain jeu.

Les repas sont pris à l’hôtel, et le chef s’adapte à toutes les restrictions et demandes. Les repas végétariens, vegans, ou sans gluten sont possibles.

Plus d’informations:

9-11 Novembre 2019 Week-end 3 jours
6-8 Décembre 2019 Week-end 2 jours

De la bonne gestion du stress

De la bonne gestion du stress

Tout est changement.

Nos secteurs de vie changent constamment et chaque changement est susceptible d’engendrer du stress émotionnel. Le stress chronique étant préjudiciable à notre bien-être mental et physique, une bonne gestion du stress au quotidien est primordiale afin d’éviter qu’il ne s’installe durablement.

La méthode Wim Hof est une combinaison d’exercices de respiration, d’exposition au froid et d’entraînement du mental qui peut nous aider à réguler notre niveau de stress. Mais pour diminuer efficacement le stress, nous devons être capable d’identifier les facteurs qui le déclenchent avant de choisir et mettre en oeuvre les stratégies qui nous ramèneront dans un état de détente optimale.

Causes et effets du stress

Le stress est la réponse de notre organisme quand nous devons faire face à un changement qui nécessite une action. Il permet de mobiliser nos processus adaptatifs et nous prépare à répondre aux défis qui se présentent à nous. Une fois l’action terminée, le stress n’est plus utile et notre physiologie retrouve son état d’équilibre. Voilà pour la théorie.

En réalité, notre organisme n’étant pas en mesure de distinguer une menace sérieuse (qui pourrait mettre en jeu notre survie) d’un petit tracas du quotidien, nous risquons d’envoyer, en permanence, des signaux de stress inutiles à notre corps. C’est ce qui peut conduire à une situation de stress prolongée et par là participer au déclenchement de nombreux problèmes de santé et à l’affaiblissement de notre réponse immunitaire.

Notre monde moderne nous a affranchi des menaces sérieuses, comme croiser un lion affamé, et une réaction de stress peut être déclenchée par des événements aussi simples que des embouteillages, un email contrariant ou un contretemps. Même notre style de vie peut avoir un impact négatif sur le niveau de stress que nous vivons: une alimentation malsaine, le manque de sommeil et même des pensées négatives récurrentes peuvent tous envoyer des signaux de stress à notre corps.

Voici une liste, non exhaustive, de symptômes liés au stress prolongé ou chronique:

  • Hypertension artérielle
  • Symptômes de la polyarthrite rhumatoïde
  • Symptômes d’affections cutanées telles que le psoriasis
  • Nombreux troubles auto-immuns
  • Troubles du sommeil
  • Fatigue chronique
  • Asthme
  • Diabète
  • Obésité

Réinitialiser notre gestion du stress

Wim Hof, «Iceman» , a développé une méthode qui lui a permis d’accomplir des exploits étonnants comme rester immergé dans une eau glacée pendant près de 2 heures ou courir un semi-marathon pieds nus, torse nu, en Arctique. Wim Hof a 26 records du même genre dans le Guinness . Cette méthode est une combinaison unique de méditation, d’exercices de respiration, de postures de yoga engagées et d’exposition régulière au froid. Elle nous aide à (re)prendre le contrôle de notre physiologie, à renforcer notre corps et notre esprit et à stimuler nos processus d’adaptation. Elle stimule notre système nerveux, notre système endocrinien, notre système cardiovasculaire et notre système respiratoire, ce qui bénéficie grandement à notre santé globale.
Elle permet également une très bonne gestion du stress chronique.

Prenons l’exemple de la douche froide, qui est un des piliers de la méthode. C’est un facteur de stress important pour le corps et qui déclenche tous nos processus de réaction au stress. En apprenant à prendre une douche froide dans la détente et l’acceptation, grâce notamment à la méditation et à la respiration, nous allons, chaque jour,  réinitialiser notre système de gestion de stress et augmenter notre seuil de tolérance. Petit à petit, nous saurons limiter, voire éliminer, l’impact négatif du stress lié aux “petits tracas quotidiens” sur notre physiologie.

Le stress fait partie de la vie, mais lorsque le stress est omniprésent, il peut nous empêcher d’être la personne forte, heureuse et en bonne santé – « strong, happy, healthy” – que nous devons être. Il est donc important de maintenir notre stress à un niveau modéré. La méthode Wim Hof nous propose tous les outils dont nous avons besoin pour contrôler nos pensées, nos émotions et finalement notre corps. Le stress physique et émotionnel retrouvent leur juste place: ils nous mettent en mouvement.

D’autres moyens pour réduire votre stress

Nous pouvons faire plusieurs choses pour réduire notre niveau de stress. D’une manière simple, au risque d’être simpliste, il s’agit d’éviter les situations stressantes, de modifier notre comportement face aux situations stressantes, d’apprendre à nous adapter aux événements stressants et d’accepter le fait que nous ne pouvons pas tout changer.

Voici quelques exemples de comportements liés à ces principes:

  • Accepter le fait que nous ne pouvons pas tout contrôler dans la vie, en particulier les actions des autres. Au lieu de nous préoccuper des autres, concentrons-nous plutôt sur la manière dont nous réagissons.
  • Apprendre à dire non et établir des limites claires. Sans limites, nous assumerons invariablement plus que nous ne pouvons gérer, ce qui finit par engendrer du stress.
  • Dormir suffisamment. Le sommeil restaure notre corps et notre esprit et favorise la clarté mentale et la concentration.
  • Ajuster nos attentes à un niveau raisonnable. Toujours exiger des résultats parfaits est une source majeure de stress.

Je suis adepte du Budokon Yoga, créé par Cameron Shayne. Il est mélange de yoga et d’arts martiaux et propose de cultiver le guerrier spirituel qui sommeil en nous, subtile mélange de guerrier et de yogi. Le guerrier est celui qui se saura s’engager pour changer ce qui peut l’être, le yogi est celui qui saura accepter ce qui ne peut être changé. Utiliser ces deux polarités yin et yang en nous, à bon escient, est l’assurance d’apporter la juste réponse aux évènements que la vie nous offre de vivre.

La méthode Wim Hof  pour la gestion du stress

La méthode Wim Hof est un outil puissant qui peut vous aider à prendre en charge votre esprit, votre corps et votre vie dans son ensemble. Fondée sur trois piliers puissants: techniques de respiration, engagement/concentration et exposition volontaire au froid, la méthode Wim Hof  aide à réduire le stress mental causé par une multitude de facteurs, y compris ceux décrits ci-dessus, et aide à récupérer du stress corporel causé par un effort physique. La méthode Wim Hof  présente de nombreux avantages connus, allant d’un meilleur sommeil au soulagement des symptômes causés par divers problèmes de santé, tels que la polyarthrite rhumatoïde, la sclérose en plaques et la fibromyalgie. Des scientifiques du monde entier ont commencé à découvrir les mécanismes physiologiques à la base de la méthode Wim Hof. De nombreuses études scientifiques ont été menées ces dernières années. Elles ont donné des résultats révélateurs et ont permis de mieux comprendre le fonctionnement et les limites du corps humain. Jusqu’à réécrire certains livres de physiologie humaine…

Vous souhaitez découvrir la Méthode Wim Hof? Venez participer à nos ateliers découverte.

(Traduction et adaptation Stéphane Janssoone, source https://www.wimhofmethod.com/stress-management-and-reduction)

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