Corps et mouvement

 Corps et Mouvement

Une séance ou un atelier d’une journée de coaching qui feraient intervenir uniquement nos facultés cognitives se priveraient de plus de 50 % de nos capacités. Utiliser et entretenir le corps, installer des rituels permettant de développer notre énergie, notre souplesse, notre posture, notre force sont tout aussi importants…

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« Nous avons un cerveau pour une raison et une seule, et c’est dans le but de produire des mouvements adaptables et complexes. Il n’y a pas d’autre raison pour avoir un cerveau.

Le mouvement est la seule façon que nous avons d’interagir avec le monde qui nous entoure. Tout passe par la contraction de muscles. Pensez à la communication, le discours, les gestes, l’écriture, le langage des signes… ils sont tous faits par l’intermédiaire de contractions musculaires. Et il est vraiment fondamental de se rappeler que les processus sensoriels, mnésiques et cognitifs sont tous importants, mais ils sont importants seulement pour soit provoquer, soit supprimer des futurs mouvements. »

Daniel Wolpert — Neuroscientifique

L’unité corps-esprit

De tout temps, les philosophes, médecins et scientifiques opposent leur compréhension de l’humain. Certains considèrent le corps et l’esprit comme deux éléments indépendants et duels — l’esprit assurant les fonctions supérieures, le corps étant réduit au statut d’objet, pure agglomération d’organes. C’est avec ce regard que notre médecine a longtemps considéré le corps et ses pathologies en réfutant ou en reléguant au rang de fatalité toute manifestation que la biologie ne pouvait expliquer.   

D’autres, en revanche, considèrent l’humain comme une unité corps-esprit. Les médecines traditionnelles les plus anciennes (chinoises, ayurvédiques, pour n’en citer que deux) ont d’ailleurs toujours pris en compte les dimensions conscientes, inconscientes et émotionnelles de l’âme (psyché) pour expliquer le fonctionnement du corps (soma), mettant en évidence des pathologies psychosomatiques (les déséquilibres psychologiques et émotionnels créent des désordres dans le corps) et somatopsychiques (le contraire).

Aujourd’hui, les neurosciences accréditent non seulement cette notion d’unité corps-esprit, mais précisent également le sens du mot « esprit ». Si dans le langage courant, il est associé aux facultés intellectuelles supérieures, comme la pensée et la raison, la science montre qu’il est en réalité beaucoup plus étendu. On ne parle plus d’un cerveau aux dizaines de milliards de neurones, mais de trois (néocortex, limbique, reptilien), issus des millions d’années d’évolution du genre humain, et qui sont complétés au niveau du corps par l’intestin grêle, le colon et le cœur, tous trois dotés de plusieurs centaines de millions de neurones.

«Il y a plus de raison dans ton corps que dans la meilleure sagesse »
Nietzsche

L’Importance du mouvement

Pour Damasio (1995), l’un des auteurs qui ont le plus contribué à cette révolution neuroscientifique, les « processus physiologiques que nous appelons “esprit” dérivent d’un ensemble structurel et fonctionnel plutôt que d’un seul cerveau et ce n’est que dans le contexte de l’interaction d’un organisme, c’est-à-dire de l’entièreté du corps avec l’environnement, qu’on peut comprendre les phénomènes mentaux ».

La santé du corps est donc un élément essentiel à notre développement, à la qualité de nos interactions avec l’environnement, à la justesse des informations et émotions que nous percevons. Quand on ajoute qu’il est le reflet de notre personnalité innée, de nos préférences motrices ET cognitives (cf. ACTION TYPES®), on comprend qu’il est donc de notre responsabilité de l’entretenir et d’assurer sa pleine capacité au mouvement.

Si l’on veut préparer et entretenir son corps, il est important de développer ses capacités d’adaptations en le soumettant à des stimuli variés, opposés et complémentaires. Les entrainements développant la force, l’explosivité, la coordination, la souplesse et l’endurance sont donc à privilégier, dans des proportions que l’on peut ajuster en fonction de nos préférences, sans toutefois occulter un type de qualité.

En ce qui me concerne, ma pratique sportive est quotidienne, entre 30 minutes et 1 h 30. J’alterne des séances de crossfit ou de tabata — des entrainements très complets associant mobilité, intensité, et force — avec des séances de yoga de différents styles (Bikram, Ashtanga, Vinyasa) — pour la souplesse, la coordination, l’endurance.

Bonus non négligeable, chacune de ces pratiques permet de renforcer aussi son mental, sa détermination, son engagement, et d’atteindre également des états plus méditatifs mêlant ancrage dans l’instant présent et lâcher-prise.

Au cours de mes formations et ateliers de coaching, je propose d’expérimenter cette association. Je partage des exercices que chacun peut facilement installer dans son quotidien sous forme de mini rituels.

Beaucoup d’informations passent par le corps, et la mobilisation physique est essentielle dans une journée de coaching ou d’accompagnement pour intensifier l’attention, la participation, mais aussi l’intégration de l’expérience cognitive. 

Connaissance de soi

La connaissance de soi est une démarche essentielle qui permet de modérer l’influence des autres et des événements de la vie.

Respiration

Si la respiration est source de vie, c’est qu’elle permet à nos cellules de produire l’énergie dont notre organisme a besoin pour fonctionner.

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